[Test] Chord Mojo : la magie du numérique

Performances sonores

Sennheiser HD800 + HD600 sur le Chord Mojo ? Si, si.

Quand numérique rime avec musique

Ok, ok, ok. A moins que vous ayez vécu en troglodyte ces dernières années, vous avez déjà au moins entendu parler une fois du Chord Mojo. Et très souvent, en (très) bien.

Testé aussi bien sur ses entrées Toslink/Coaxial que sur l’entrée USB, le Chord Mojo n’affiche aucune différence de rendu selon le port utilisé. Nous avons néanmoins privilégié l’entrée USB pour des raisons de source (PC/Smartphone).

Le Chord Mojo est tout simplement le meilleur DAC nomade que vous pourriez vous procurer dans cette gamme de prix. Les performances sont tout simplement exceptionnelles, le DAC FPGA se hissant sans peine au niveau d’un Sabre ESS 9038 Pro ou des meilleures puces AKM.

Le rendu sonore peut être défini assez simplement : précision, finesse et fluidité. Tout sonne parfaitement juste, comme si avant le Mojo un voile occultait nos oreilles. C’est simple, une fois le DAC connecté à votre source, il y a clairement un avant et un après.

Dés les premières écoutes, ce qui surprend avec le Chord Mojo, c’est l’absence totale de souffle. Même avec les intras les plus sensibles, il n’y a absolument aucun souffle, et cela peu importe la sortie utilisée. Testé sur des Onkyo IE-C3, des CIEM très prompts à siffler, le Mojo surprend par son silence.

La résolution et la profusion de détails offertes par ce DAC est tout simplement stupéfiante. Chaque piste est une redécouverte et cette précision, quasi chirurgicale, du rendu et des timbres vous scotchera immédiatement. C’est simple, dans cette gamme de prix, le Chord Mojo est quasiment imbattable.

Le mur du son

La droiture du DAC est palpable à chaque instant, la dynamique étant de très bon niveau, renforcé par une puissance de sortie largement suffisante pour alimenter 99% des casques du marché. Chord annonçait le Mojo comme étant capable de supporter des casques de plus de 800 ohms, nous avons donc branché un Sennheiser HD800 pour vérifier ces dires.

Surprise, cela fonctionne. Ca fonctionne même très bien avec une dynamique loin d’être aux fraises et un volume d’écoute très largement suffisant. Certes, le Chord Hugo 2 fait mieux, mais il coûte aussi bien plus cher qu’un ensemble Mojo + HD800, au quotidien le Mojo sera bien plus que suffisant.

La scène sonore est plutôt restreinte, sans doute un contre effet de la précision offerte par le Mojo. On discerne parfaitement le positionnement des artistes ainsi que l’image sonore globale, mais si un iBasso DX200 développe une scène à 180°, le Mojo nous offre une scène à 120°.

Cette finesse de rendu a néanmoins un revers. Si vous avez le malheur de tomber sur un album mal mixé, ou pire un album mal mixé en Hi-Res, vous subirez alors une longue punition auditive. L’acidité des cymbales, l’abus de compresseur, les mixages approximatifs, vous en prendrez pour votre grade.

L’amplification est en retrait par rapport au DAC intégré. Non pas qu’elle soit mauvaise – très loin de la – mais le DAC offre un tel niveau de détails que l’auditeur attentif saura discerner quelques faiblesses au niveau des extrêmes du spectre audible.
Encore une fois, on chipote et l’expérience reste exceptionnelle même avec l’amplification intégrée.

L’intérieur du Chord Poly est étonnamment complexe !

Epique de 20Hz à 20kHz

Les graves sont secs, très profonds et on note une absence de distorsion, même à haut volume. Le Mojo reste droit dans ses bottes et ne dévie jamais d’un iota. On se retrouve avec un son plus proche d’un baladeur iBasso qu’Astell&Kern par exemple.

Les médiums sont du même acabit que les graves justement, naturels et précis. Les guitares se délient et les voix se posent avec un naturel déconcertant. Pas d’emphase particulière, cette gamme de fréquence n’est pas plus favorisée qu’une autre, sans pour autant se noyer.

Les aigus semblent en très léger retrait dans les extrêmes, mais c’est ici la limite de l’amplification intégrée. Passé 10khz, on note une très très légère distorsion, audible uniquement sur des systèmes réellement sensibles et/ou exigeants. Cependant, sur notre Sennheiser HD800S, cette faiblesse n’a jamais été ressentie telle qu’elle.

En bref, niveau son, le Chord Mojo est une petite bombe. “A league on his own” comme le dirait nos amis anglais.
Tout est juste, parfaitement transparent et sans emphase sur aucune plage de fréquence. Le rendu pourra sembler un peu moins naturel que d’autres DAC/ampli, plus physiologiques, mais il ne faut pas s’y tromper : le Chord Mojo établit le véritable mur du son.

Et avec le Chord Poly ?

On met tout de suite fin au suspens, pour peu qu’il y en ait, le Chord Mojo sonne aussi bien avec le Chord Poly. En fait, il n’y a tout simplement pas de différences, ni en bien, ni en mal. Donc désolé pour ceux qui s’attendaient à un test plus complet, on ne peut rien dire de plus.

Haja Écrit par :

Musique, matos, gadgets. On mixe le tout, et hop !

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