[Test] Chord Mojo : la magie du numérique

Présentation

Première prise en main du Chord Mojo

Le Chord Mojo est très compact, un avantage au quotidien.

Le Mojo est un ampli-DAC compact, beaucoup plus en vrai qu’en photo d’ailleurs. Relativement épais, son form-factor rends sa préhension très agréable une fois en main. Les boutons de volume tombe naturellement sous les doigts et malgré son épaisseur, les dimensions générales sont parfaitement contenues. Le logo Mojo est élégamment imprimé sur le dessus de l’appareil, dans une typo tout en boucle, tranchant avec l’aspect brut des autres produits de la marque.

La finition est d’excellente qualité avec une coque en aluminium anodisé noir et des boutons en plastique s’illuminant via des leds RGB. La peinture utilisée offre une sensation « soft-touch » et évite l’apparition de traces de doigts disgracieuses. Par contre, attention aux rayures, elles seront beaucoup plus voyantes sur le Mojo que sur un appareil en aluminium brossé.

La puce utilisée n’est ni une Sabre, ni une Texas Instruments, ni même une Asahi Kasei. Non, non, non. Le Chord Mojo utilise un processeur FPGA, et plus précisément un Spartan Artix 7.
Pour votre curiosité, un processeur FPGA ou Field Programmable Gate Array est un puce qui peut être « reconfiguré » à volonté afin d’obtenir un nouveau système.

Dans notre cas, la puce Spartan a été programmée pour agir en tant que DAC dans le Chord Mojo. Une sorte de DSP en plus souple encore car entièrement tourné vers la conversion des signaux numérique vers analogique. Ce processeur est utilisé dans l’ensemble des convertisseurs de la gamme Chord, avec le succès qu’on lui connait sur les Chord Hugo et Chord Dave.

Brancher son Mojo

Le Chord Mojo peut aussi bien être branché en USB, qu’en Toslink ou Coaxial.

Au niveau des entrées, le Mojo est plutôt complet pour un appareil destiné à un usage nomade. On retrouve en entrées :

– une entrée USB pour la data
– une entrée USB dédiée à la recharge
– une entrée coaxial au format mini-jack
– une entrée optique au format toslink

Et en sortie :

– deux sorties mini jack 3.5mm

On remarque que le Chord Mojo ne dispose d’aucune entrée analogique, il faudra donc forcément passer par le DAC intégré, la marque affichant clairement ses prétentions.
La présence de deux sortie jack 3.5mm est une bonne surprise, il sera possible de relier deux casques différents pour des comparaisons A/B ou même simplement partager sa musique avec un ami.

Une dernière possibilité et d’utiliser le Chord Mojo comme DAC ou DAC + Pré-amp et de relier les deux sorties vers des blocs d’alimentation ou des blocs de puissance pour profiter d’un système bi-amplifié.

Le Chord Mojo utilise en priorité l’entrée USB, puis l’entrée Coaxial puis enfin la sortie optique. Si vous reliez plusieurs appareils, la prise USB aura toujours la priorité.
Au quotidien, le Mojo est un appareil qui s’est avéré très agréable à transporter. Certes son épaisseur ne permet pas de le glisser dans toutes les poches, mais grâce à son format contenu on s’accommode vite et dans une poche de manteau ou un petit sac il sait se faire discret.

Spectacle son et lumière

Les boutons colorés sont toujours surprenants, mais on s’y fait très vite.

Les boutons de volumes affichent des couleurs bigarrés qui évoluent en fonction du volume d’écoute. Les choix de couleurs sont assez surprenants et il n’est pas rare de pense que l’appareil est au volume minimum alors qu’il n’en est rien. Au volume minimum, les leds sont tout simplement éteintes, sachez le.
Le bouton d’allumage, s’illumine lui en fonction de la qualité du flux entrant. Il va du rouge (16bits/44khz) au blanc (flux DSD / 32 bits) en passant par le vert, l’orange et d’autres. Un peu déroutant au début, mais on s’y fait vite et cela se révèle même très pratique après quelques minutes d’apprentissage.

Au niveau des fichiers supportés justement, le DAC gère tous les formats disponibles, même les fichiers 32bits et DSD256. Via les ports USB et Coaxial uniquement par contre, le Toslink ne permettant pas un débit suffisant pour dépasser les 192khz/24bits. Dans la pratique, cela reste évidemment largement suffisant pour 99% des usagers.

La prise USB est une prise USB uniquement dédiée à la Data. Elle ne permet donc pas la recharge de l’appareil mais en contrepartie cela assure une plus large compatibilité du CHord Mojo avec les smartphones. Il évitera l’activation de protections pour cause de charge trop élevée.
En contrepartie, il faudra forcément deux prises micro-USB pour le recharger.

Première prise en main du Chord Poly

Le Poly est fait du même alliage que le Mojo. Pas de surprises niveau design, une belle cohérence.

Attardons nous maintenant sur le nouveau venu, le Chord Poly. Enfin nouveau n’est peut-être pas le mot, annoncé il y maintenant plusieurs mois, Chord n’a officiellement hélas lancé son dernier bébé, que fin octobre. La faute a une production difficile.

Mais qu’apporte donc ce Chord Poly, un accessoire pour Mojo facturé pas loin de 650€ quand même, soit plus que le Mojo seul.

Le Chord Poly, en prolongement naturel du Chord Mojo est logiquement construit dans le même matériaux que ce dernier : aluminium anodisé, usiné à la CNC et peint en noir pour un rendu du plus bel effet. On retrouve encore une fois le logo peint sur la surface supérieure, dans cette typo liée.

Le Poly se plugge à l’arrière du Mojo et occupe tous les ports d’entrée numérique. Sans être particulièrement élégante, cette solution a le mérite d’être parfaitement intégrée. Une fois l’ensemble relié, on obtient un bloc allongé, aux dimensions singulières mais restant encore dans le domaine du transportable. Voir nomade pour peux que vous ayez déjà eut une batterie nomade pour jouer à Pokemon Go.

Brancher son Poly

L’ensemble Chord Mojo + Poly est assez harmonieux. Bien qu’assez massif.

Au niveau de la connectique, on trouve :
– une prise micro-USB qui sert aussi bien pour la Data que pour la recharge,
– un port micro-SD pour étendre la capacité de stockage,

Et c’est à peu près tout. Ah, si. Il y a aussi un minuscule fente pour permettre la remise à zero de l’appareil ou l’appairage comme on le verra plus bas.
Enfin, on trouve aussi deux petites led, P. Status et M. Status qui donneront des informations d’usage.

Le Chord Poly a plusieurs usages une fois relié au Mojo :
– lecteur réseau, il peut se connecter en wifi à un réseau local pour lire les flux DNLA ou Airplay. Il est aussi possible de le relier en bluetooth à un smartphone ou tout autre source bluetooth.
– lecteur de carte, une fois la carte micro-SD insérée, il est possible de lire les fichiers stockées directement sur le Mojo. Attention, il faudra malgré tout un ordinateur/smartphone pour naviguer dans les répertoire, le Poly ne disposant d’aucun bouton de contrôle.

Haja Écrit par :

Musique, matos, gadgets. On mixe le tout, et hop !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire